Gaston

« Il fait froid,
mes yeux rivés sur le sol,
Errant, j’avance dans les rues,
de la musique, des rires, des pigeons s’envolent,
Dans un coin, je vois un homme perdu.
Blotti sous un carton, une couverture déchirée,
il cherche désespéremment à se réchauffer,
ses pieds nus, reflètent une couleur violette,
rien, rien, il ne porte rien sur sa tête. …
Comme au présent, je me rappelle du sourire de cet homme,
mon bonnet, mes chaussettes, mes gants, je lui donne,
dans une boulangerie, des vives, j’achète, le clocher sonne,
un moment, nous avons dialogué, Gaston, il se nomme ».
Agnès

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