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Aujourd’hui, je ne ferai pas un poème mais je vais écrire un texte…

Certaines fois, des femmes font des choix : elles se marient, élèvent ses enfants, font abstraction de leur vie professionnelle, diplôme ou sans diplôme initial, pour se consacrer entièrement à la vie de la maison… Tout va bien, jusqu’au moment où : divorce ! décès !

Et là, le ciel s’écroule ! sans emploi malgré des demandes acharnées auprès des entreprises, sans revenu, sans aide de l’Etat (formation, stage etc…) pour pouvoir reprendre une activité professionnelle… Aux ASSEDIC les réponses sont souvent les suivantes : “vous avez un diplôme et un métier dans les mains, donc vous ne pouvez prétendre à une autre formation” ou bien “vous n’avez pas assez travaillé, vous ne pouvez prétendre à une formation”  La précarité s’installe, des dettes s’accumulent, les assistantes sociales ne peuvent pas grand chose pour elles car les lois ne permettent pas de leur en sortir ! Ces femmes se battent tous les jours, parfois des petits boulots précaires sans lendemain, mais si aucune porte ne s’ouvre entièrement, comment voulez vous qu’elles s’en sortent ?

La grande question que je me pose sans forme de racisme ou de quelconque rejet, simplement un questionnement :

Pourquoi, les personnes venant des pays européens ou des pays qui n’appartiennent pas à la communauté européenne ont droit de suite au logement, à des aides financières ?

Pourquoi, les personnes vivant en France, français ou étrangers, depuis leur naissance ou depuis plusieurs années  ne peuvent prétendre à certaines aides (financière ou formation), qui permettrait à ces personnes de retrouver du travail quand elles se retrouvent dans des situations difficiles dans leur vie.

Je n’ai pas de réponse à mes questions, et ces femmes, il y en a énormément, j’en croise et j’en discute (elles ne veulent pas être assistées, elles veulent simplement être aidées à retrouver du travail, elles veulent reprendre des formations pour pouvoir travailler, elles ont envie de s’en sortir) je constate simplement que toutes ces femmes se retrouvent dans des situations où nous avons l’impression que la France, leur pays, les abandonne… peut être qu’il y aurait quelque chose à faire pour elles, pour qu’elles retrouvent du travail, pour qu’elles ne vivent plus dans la précarité.

Et j’ai le sentiment aussi que la société ne laisse plus le choix aux femmes de rester à la maison pour pouvoir élever leurs enfants à temps plein, car si un divorce arrive, si un décès du conjoint survient, c’est une véritable catastrophe pour la femme.”

Agnès