Aux bateaux… aux marins… quelques mots.

« Sa coque aussi brillante qu’un diamant,
invincible à toutes épreuves il se croyait,
Batailles, sans regret, ne se retournait,
dans les immenses mers ou océans.

Tous les marins, avec courage,
brandissaient leurs épées,
jours et nuits dans les orages,
de leurs bras nus, les voiles, ils hissaient.

Dans la brume un matin,
Femmes et enfants entendirent une sirène,
accourant sur le quai avec entrain,
apparut un point jaune, une lanterne…

Il arrive, a survécu à toutes souffrances,
commencent les sourires, la musique et la danse,
Sur cette eau calme des poètes

et en son hommage, silence des mouettes…. »
Agnès

JUIN (juin 2018)

 » juin a peu de citations
juin a peu de chansons
de vieilles poésies
ou de mythologie

Alors…

Alors juin, je parle de toi
Demain, tu ouvriras tes bras,
couleurs de roses, cerises gourmandise
chèvrefeuille non loin, parfum dans la brise.

Juin, mois de fenaisons
dans le foin, coquins faisons..
milieu d’année, solstice d’été,
réjouissance de fêtes saluées

Juin, symbole de la jeunesse
moment de plénitude, d’ivresse
l’amour n’a pas de certitude
fin d’une année, fin des études.

juin… J’entends le cri du martinet
je laisse ici mon clavier
je cours vers toi, je cours vers l’été
juin… chacun de tes jours, je vais savourer… »

Agnès

comprendre l’art

« L’art et l’oeuvre ne sont pas toujours compris,
face à une peinture vivante ou abstraite,
notre vision des formes ne reflète,
pas toujours, du tableau, son esprit.

Difficile à comprendre la littérature,
où les idées phylosophiques deviennent subtiles,
les phrases dégagent de mots ou des maux dans sa lecture,
l’écrivain glisse sa plume et l’encre défile.

Le bois, l’argile, le ciment, le métal ou la pierre,
donnent au sculpteur de bien belles matières,
de ces matériaux nus à travailler de son fief,
vont naitre des formes en volume, en ronde bosse, en relief.

Quant au papier, l’art de l’origami,
deux tours de mains, quelque finesse de pliages,
une feuille est transformée sans collage,
et le mouvement des formes vit.

Dans la recherche et le travail de n’importe quel artiste,
son oeuvre représente pour lui, l’expression
de ses envies, de ses visions, de ses pulsions,
et souhaite souvent devenir perfectionniste. »
Agnès

POUR 2018…..

« Pour vous…

J’écris ces quelques mots
Demain, à vous tous, je penserai,
Avec ma blouse blanche, je serai au boulot,
Tard, lentement, vous vous réveillerez.

S’écoule une année pour laisser
Des déceptions, des joies, des souvenirs,
Ouvrant la porte à un nouvel avenir,
Une lumière sur un chemin étoilé.

En regardant les choses, de penser il suffit,
La peine d’être vécue : notre vie,
Tout petit, soit-il, le bonheur,
Ce tout petit nous donne de la chaleur.

A ceux que nous aimons, se donner,
Sans rien attendre en retour,
Changeons, ce que nous pouvons changer,
Plus fort que le matériel est l’amour.

Soyez heureux, puissiez vous rire,
Un éclat dans l’écho, il nous faut l’amplifier,
Allez doucement, ne soyez pas pressés,
Chaque instant nous devrions l’offrir.

Il est bon de marcher, sur un chemin enchanteur,
Où les rêveries nous accordent des couleurs,
Vouées, d’aventure en aventure,
Puis ce être votre magnifique futur….

Je laisse ma feuille, mon encre, ma plume,
Je vous souhaite une merveilleuse année,
Douce sera-t-elle, dans une positive pensée,
Le soleil se cache toujours derrière la brume…. »
Agnès

Parce que… si je vous racontais

Pourquoi ce texte ? Il accompagne tout simplement des tableaux particuliers dessinés par notre fils, accrochés dans un lieu de cocktails situé sur Grenoble… j’en insère un en photo mais la photo est prise de manière à regarder sans réellement voir car en vérité il nous faut aller sur le lieu….

Tableau de jordy Genestier

« Les mains s’ouvrent, se referment, sans un pli,

Deux doigts tendus, une lueur, une bougie,

Dans une boîte des milliers de couleurs, de plumes,

Elles ne demandent qu’à glisser des opportunes.

 

D’une des fleurs, une fleur naît, s’épanouit,

Offrant ses pétales vers l’infini,

Surprenant le papier vieilli, éternelles,

Des fleurs deviennent plus belles.

 

De ses traits méthodiques,

pour ne pas dire géométriques,

L’artiste, au travers son imaginaire,

Vous emmène d’aire en aire.

 

J’entends les crânes, jolie nature,

Ourlés d’ombre sans démesure,

Les yeux, à eux seuls, chantent un poème,

Un verre ou deux, saluent ce requiem.

 

En farandole, regards de tableaux,

Où s’apaisent ton corps, tes maux,

Où s’envole ton esprit,

Dans ce lieu, effleurant la magie. »

Agnès

fin de l’été

« Les longs soirs d’été se terminent
la fraîcheur, une petite laine,
dans la lueur de la plaine,
des visages font tristes mines.

Les papillons s’entremêlent encore,
Quelques badauds sur le port,
Dernier parfum des lavandes,
Le soleil se couche sur les landes.

Les routes vont à nouveau être bondées,
dans les villes, les pas arpenteront les rues,
les humains se sentiront stressés,
l’été s’enfuit et de nouvelles lois en vue.

Les rêves, la détente, le bien être,
ne seront que son d’une trompette,
reprenons le chemin pour une année,
puisque nous avons pris l’énergie sur un été.

Les écoliers sont tous prêts,
le premier jour peut devenir
joie, angoisse, sans signe particulier,
racontant les vacances en souvenir. »
Agnès

il court…

Il court après quoi, il court après qui ?

Il court vers l’infini,

Il court, il s’enfuit,

Même dans la nuit.

 

Laissant son passé déchiré,

Les pages de son livre brûlées

Ses brûlures ne peuvent être soignées,

Son corps douloureux… émietté.

 

Il court, ne peut s’arrêter,

La peur d’une histoire inachevée,

Laisse le courir, laisse le partir,

Seul, il trouvera son avenir…

Agnès

mardi gras

Hou Hou Hou ! mais qui es tu bel inconnu,

sous ton habit ample vêtu

un roi, un homme du peuple, un partisan,

je ne te reconnais sous ton masque blanc ?

 

Qui es tu belle inconnue ?

devant ton tissu de lionne,

et dans ton regard, je frissonne,

je tourne dans la rue.

 

Je te cherche dans cette foule sans fin,

la musique m’enivre, les pas résonnent,

Mais où es tu ? personne n’est personne,

et tout le monde représente quelqu’un.

 

Je souris à Arlequin, donne un caillou au petit poucet,

offre une rose au petit prince, ramasse la baguette de la fée,

la carte me donne son coeur fraîchement dessiné,

la reine s’impose dans sa robe froissée.

 

La bête vient m’embrasser,

entre mes jambes, la souris s’est faufilée,

rouge et blanc le champignon contre moi se blottit,

de mes deux jambes, je m’enfuis.

 

Ma tête tourne, je ne t’ai pas trouvé,

Monsieur Carnaval vient d’être brûlé,

A la vue de tous ces déguisements colorés,

Moi, oiseau, me suis envolé… »

Agnès

 

Mémoire d’un jour de téléthon…

« Quelques années se sont passées,

parfois les tiroirs de ma mémoire s’ouvrent,

sur demande de Laurent, rassemblés

des bruits, dans le silence, recouvrent.

 

Le top départ pour une belle mission,

les stands montés, chacun à son « peloton »

des crêpes, des gâteaux, des boissons,

des ventes de tickets pour le téléthon…

 

Et elles… elles étaient toutes présentes,

ces trentaine de motos reluisantes,

chacun avait mis son coeur,

pour donner un peu de bonheur…

 

Un peu timide, une vieille dame

dit gentillement à Laurent

« de cette moto, mon coeur s’enflamme

je ne suis jamais montée et j’ai 85 ans. »

 

Alors, le Laurent un peu fier,

fit installer cette dame derrière,

doucement, la route, ils prirent,

je me rappelle encore de leur sourire.

 

Je ne sais ce qu’est devenue cette vieille dame,

son rêve, au moins, elle a pu le vivre,

je n’ai gardé sa photo dans un livre,

mais reste dans mon tiroir la joie de sa flamme…

 

Ce jour de téléthon restera dans ma mémoire

Je parle peu de lui mais Laurent, de sa géniale idée

avec tous les motards, beaucoup, avaient fait,

Sur ma commune, je crois que c’était une belle victoire…

Donner aux uns parce que, eux donnent aux autres… »

Agnès

 

 

 

 

 

 

décembre 2016 : pollution à Grenoble et à Paris

Lettre que j’écris…
« Monsieur Le Président,

Parce que vous êtes le plus haut de la pyramide, je vous adresse une lettre, comme je l’aurais fait au Père Noël, si j’étais restée une enfant…

Jusqu’ici nous avons vécu du noir dans beaucoup de domaines, alors nous avons tous besoin de couleurs…

Aussi, pour redonner un air plus pur à notre environnement afin de mieux voir nos montagnes de loin, afin de mieux voir aussi dans votre ville, la Tour Eiffel, serait il possible de demander à tous les concessionnaires de baisser largement leurs prix.

Le peuple entier pourrait ainsi acheter une voiture dont la pastille serait d’une couleur satisfaisante et l’immatriculation paire ou impaire deviendrait une légende…

Respectueusement
Agnès »