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Mémoire d’un jour de téléthon…

« Quelques années se sont passées,

parfois les tiroirs de ma mémoire s’ouvrent,

sur demande de Laurent, rassemblés

des bruits, dans le silence, recouvrent.

 

Le top départ pour une belle mission,

les stands montés, chacun à son « peloton »

des crêpes, des gâteaux, des boissons,

des ventes de tickets pour le téléthon…

 

Et elles… elles étaient toutes présentes,

ces trentaine de motos reluisantes,

chacun avait mis son coeur,

pour donner un peu de bonheur…

 

Un peu timide, une vieille dame

dit gentillement à Laurent

« de cette moto, mon coeur s’enflamme

je ne suis jamais montée et j’ai 85 ans. »

 

Alors, le Laurent un peu fier,

fit installer cette dame derrière,

doucement, la route, ils prirent,

je me rappelle encore de leur sourire.

 

Je ne sais ce qu’est devenue cette vieille dame,

son rêve, au moins, elle a pu le vivre,

je n’ai gardé sa photo dans un livre,

mais reste dans mon tiroir la joie de sa flamme…

 

Ce jour de téléthon restera dans ma mémoire

Je parle peu de lui mais Laurent, de sa géniale idée

avec tous les motards, beaucoup, avaient fait,

Sur ma commune, je crois que c’était une belle victoire…

Donner aux uns parce que, eux donnent aux autres… »

Agnès

 

 

 

 

 

 

les interdits…

De jolis mots depuis mon enfance j’ai évoqués,

soudain, avec des gros mots, je me suis mise à parler,

de plus en plus, je les ai prononcés avec facilité,

ma voix, ma bouche, mes tripes se débloquaient

les adultes me disaient que c’était interdit,

mais la tentation était trop forte dans mon esprit.

 

Dans les magasins, les jouets sont à portée

je les prenais, je les utilisais pour jouer,

de rayons en rayons le tour je faisais,

les uns après les autres je les touchais,

les adultes me disaient que c’était interdit,

mais la tentation était trop forte dans mon esprit

 

A quelques pas, encerclée d’arceaux entrecroisés,

si aplatis qu’ils ne sauraient servir à jouer au croquet,

la pelouse fraichement tondue, je caresse le gazon

de la pointe de ma chaussure je marche à tatillon,

sur un panneau il était bien marqué interdit,

mais la tentation était trop forte dans mon esprit.

 

L’eau jaillissait violemment depuis le sommet,

de mes habits je me suis dénudée,

les goûtelettes de partout rebondissaient,

de tout mon corps, j’ai plongé,

sur un panneau il était bien marqué interdit,

mais la tentation était trop forte dans mon esprit.

 

Le nombre d’interdit est considérable,

ils croisent tous les jours nos chemins,

ils en rajoutent dès l’aube le matin,

mais parfois aller au delà de l’interdit est si agréable… »

Agnès

 

 

 

 

 

 

 

Où souffres tu ?

Notre corps se détraque un peu plus chaque jour,

s’use, s’abime et vieillit avec l’âge,

les ans deviennent pesant et plus lourd,

dans nos diverses conversations

s’ouvrent d’obsédantes questions

et nous pouvons en parler davantage.

 

Où souffres tu, où souffres tu ? de partout ?

au bras, à l’épaule, aux pieds, aux genoux,

tu parles du dysfonctionnement de tes reins,

des douleurs dans le cou, d’arthrose de tes mains,

Et si d’extérieur le corps est encore présentable,

l’intérieur, dans le détail est plus que pitoyable.

 

Où souffres tu, où souffres tu, de partout ?

ton cœur forme des morceaux brisés

d’une histoire de vie emplie de drames

où coule le goût du sel de tes larmes,

Où souffres tu, où souffres tu, de partout ?

tu souffres, mais tu ne dis pas tout.

 

Où souffres tu, où souffres tu, de partout ?

Ton estomac ne digère plus et se resserre,

plein le dos en haut ou vers tes lombaires,

et sur les jambes tu restes droit,

pour éviter les douleurs au foie.

tu souffres de tes maux, ton être devient mou.

 

L’intérieur de ton corps en a pris un coup,

tout se détériore, mais tu gardes le moral malgré tout. »

Agnès

 

 

 

 

Où souffres tu ?

Notre corps se détraque un peu plus chaque jour,

s’use, s’abime et vieillit avec l’âge,

les ans deviennent pesant et plus lourd,

dans nos diverses conversations

s’ouvrent d’obsédantes questions

et nous pouvons en parler davantage.

 

Où souffres tu, où souffres tu ? de partout ?

au bras, à l’épaule, aux pieds, aux genoux,

tu parles du dysfonctionnement de tes reins,

des douleurs dans le cou, d’arthrose de tes mains,

Et si d’extérieur le corps est encore présentable,

l’intérieur, dans le détail est plus que pitoyable.

 

Où souffres tu, où souffres tu, de partout ?

ton cœur forme des morceaux brisés

d’une histoire de vie emplie de drames

où coule le goût du sel de tes larmes,

Où souffres tu, où souffres tu, de partout ?

tu souffres, mais tu ne dis pas tout.

 

Où souffres tu, où souffres tu, de partout ?

Ton estomac ne digère plus et se resserre,

plein le dos en haut ou vers tes lombaires,

et sur les jambes tu restes droit,

pour éviter les douleurs au foie.

tu souffres de tes maux, ton être devient mou.

 

L’intérieur de ton corps en a pris un coup,

tout se détériore, mais tu gardes le moral malgré tout. »

Agnès

 

 

 

 

la voiture…

« Elle peut être de différentes couleurs,
Plus sobres, préfèrent les acheteurs,
Vous pouvez voyager avec elle,
Jamais vous n’aurez querelle.

Elle ouvre ses portes et acceuille,
Tous ceux qui veulent entrer dedans,
Ses yeux s’éclairent autant derrière que devant,…
Elle peut être simple et sans orgeuil.

Néanmoins, elle peut s’exposer,
Devant des milliers de personnes,
Par elle, des petits sons résonnent,
Pour montrer qu’elle souhaite exister.

Elle peut être grande ou petite,
Mais d’une utilité sans limite,
D’une ou de deux mains, vous la caressez,
D’un geste, elle comprends ce que vous désirez.

A boire, Elle demande bien souvent,
Arrive à se fatiguer, s’user et crever,
Elle peut être jouet d’un enfant,
Ou le bijou d’un des parents.

Elle fait partie de votre quotidien,
Et de ce fait, vous ne la regardez plus,
Vous vous asseyez à l’intérieur le matin,
Vaillante, elle parcourt les rues. »
Agnès

FIN 2013

Une année se profile encore,

sur les chemins des corridors,

chaotique pour certains dans le sillage,

pour d’autres, une berge d’apanage.

 

365 jours s’engourdissent, ébaubies,

de bellissimes jours resteront des survivances,

des heures d’attente, des mécréances,

les carillons tournent, tournent à l’infini.

 

2013 ferme sereinement ses portes,

la fin des livres l’emporte,

en cette fin, j’ai plaisir à écouter,

des anecdotes du temps passé… »

Agnès

 

panne, encore en panne, panne, toujours en panne….

 

Si je vous disais, je n’aime pas toujours la technologie,

les mélanges de boutons, un logiciel utilisé à moitié,

du matériel en panne au bout de cinq ans,

des produits à prix forts sur le marché,

fabriqués bien souvent dans les pays d’Asie.

 

Si je vous disais que les pièces à changer

ne sont pas si faciles à trouver,

une carte puce devra être achetée en Angleterre,

les pièces ne font pas le tour de la terre.

 

Si je vous disais que la vie des électros

programmés pour ne pas durer longtemps

permet de racheter plus souvent

ces appareils, finance de tous les ratios.

 

Si je vous disais que dans une période d’économie,

la société de consommation sera plus mini,

et la panne, peut ne pas être réparée

plus cher que d’en racheter….

Ouh, difficile de suivre ce siècle avancé. »

Agnès

LA Guerre….

« J’ai respect pour toutes âmes qui se sont battues,
j’ai respect pour ce qu’il reste de ma patrie,
j’ai respect pour toutes mémoires disparues.
Je ne suis ni déserteur, ni combattante,
ni soldat, ni faible, ni forte, ni résistante.

Je vis où la paix survole notre pays,
je vis où l’amour devrait emplir nos vies.
Chaque continent qui se bat,
chaque pays qui s’entretue,
se massacre, pour obtenir un résultat,
 entraine la mort de personnes inconnues.

Chaque époque : histoire d’une guerre,
A ce jour, je ne suis pas vraiment fière.

De loin, je regarde à travers l’écran,
des visages, des corps, des regards pesants,
me sentant impuissante dans ces combats,
A chaque image, je me dis tout bas :
« Arrêtons ces tueries, tueries avec sang froid… » »

AGNES

Je souhaiterais vous exprimer…

Dans la civilisation industrielle et matérielle,

tous les gens pensent que l’argent est essentiel,

mais ils passent à côté de ce qui est primaire,

l’argent est superflu, la pensée devient pécuniaire.

 

Tout ce matériel autour de nous,

imaginez ne pas en avoir du tout,

que feriez vous de votre être,

que feriez vous pour connaitre ?

 

Toutes ces choses jetées dans les poubelles,

neuves, peu usées, recyclées, superficielles,

toutes ces choses pouvant servir,

tout le monde les laisse pourrir.

 

Beaucoup parle du bien à autrui,

montrant une apparence de « mère Thérésa »

mais qui en sont bien loin dans leur vie,

donnant un semblant de ce qu’ils n’ont pas.

 

Nous avons besoin que de peu pour vivre,

Nos seuls besoins fondamentaux,

ne demandant aucune richesse matérielle explosive,

mais notre société n’entend aucun mot.

 

Société de consommation, de surconsommation,

où les derniers modèles sont vite achetés,

et si quelqu’un ne les possède, il est déclassé,

je suffoque, et ne veux suivre les « pigeons ».

 

Arrêtez, sans sincérité, de parler de cœur,

Arrêtez les semblants d’image en fleur,

A côté de vous, des gens se meurent,

A côté de vous, des gens très simples pleurent. »

 

Je hurle dans certaines lectures,

des photos, des messages sur des murs,

Je hurle sur les fervents hypocrites

dont le sens, hypocrite : je le proscris. »

Agnès

 

 

 

 

 

Atmosphère…

Description de cette image, également commentée ci-après

 

« J’ai sur mon bureau des milliers de papiers,

ils ne demandent qu’à être lus ou étudiés,

mais je n’ai point d’envie, je ne veux les regarder,

 je les tourne, du blanc je vois, des piles je créais.

 

J’ai dans une boîte des milliers de plumes,

elles ne demandent qu’à glisser des opportunes,

mais je n’ai point d’envie, je ne peux les faire évoluer,

je les range délicatement, le couvercle est  fermé.

 

J’ai dans mon meuble des milliers de bibelots,

ils ne demandent qu’à être appréciés ; Calipso,

mais je n’ai point d’envie, je ne peux les considérer,

je tourne la tête, des souvenirs, la vitre est brisée.

 

J’ai sur mon sol des milliers de poussières,

elles ne demandent, à vrai dire, qu’à être aspirées,

mais je n’ai point d’envie,  j’éteins la lumière,

je sors de la pièce, je m’esquive, bouleversée. »

(photo de Calipso vu par un artiste)

Agnès