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Ma poupée de Noël….

Parce que les jours approchent.. tous les petits lutins s’activent, ils vont, ils viennent, ils n’arrêtent pas et surtout ils ne dorment plus.. Les lettres des enfants affluent. Toi, es tu sur la liste des enfants sages ? oups, en vérité, moi, petite, je ne l’étais pas toujours, il me fallait faire quelques bêtises, sinon, ce n’était pas rigolo…
Mais lorsque vint la période de Noël, durant quelques jours, oui, quelques jours seulement car c’était long quelques jours, je restais sage, je savais que le Père Noël me regardait…
Je me rappelle d’un matin de Noël, j’avais demandé une poupée et que vis je sous le sapin, un haut carton entouré de papier vers ma chaussure… Le Père Noël ne m’avait pas oubliée.
Cette poupée était grande, blonde, elle marchait en tournant la tête, je m’amusais tout le temps avec elle…
Mais l’histoire n’est pas finie.
Nous avons déménagé. Les cartons un à un se remplissaient. En déballant les cartons, je pensais bien revoir ma poupée.
Dans aucun… elle n’apparaissait.
Mes parents pensaient, sans accusation, qu’un des déménageurs l’avait récupérée, mais ne pouvaient rien faire sans preuve.
Alors, je me rappelle avoir dit à mes parents : « ce n’est pas grave, Laura, ainsi je l’avais appelée, profitera à une autre petite fille… »
Et plus de 40 ans après, dans cette période de Noël, je pense toujours à ma poupée qui a dû faire plaisir à une enfant. Agnès

Noël peut être un moment d’une tristesse….

Une version de l’histoire de la petite fille aux allumettes….

quelques phrases de mes connaissances…

« ce soir c’est noel dans les maisons décorées,
toutes les lumières sont éclairées,
dans la rue, la nuit est tombée,…
une petite fille essuie ses souliers…

De sa poche, elle prend des allumettes
et de sa voix se met à chanter :

Une allumette pour chauffer mon coeur,
Une allumette pour mes mains qui tremblent
Une allumette pour sécher tes larmes
Une allumette pour avoir moins peur…

Une à une les petites flammes
entre ses doigts se sont consumées
quand la dernière a rendu l’âme
l’image de sa mère s’est envolée…

Emporte moi dans ton royaume,
tout là haut, tout là haut..
mon corps, mes pieds, mes paumes,
sont gelés, mes habits sont en lambeaux… »
Agnès

la vieille machine à coudre

« Parce que Hommage au savoir faire de ma maman… »

La vieille machine marron et noire
clic clic, bruit étrange dans le soir,
La pédale reprendra-t-elle le rythme de la couturière…
comme le pied aisé de ma propre mère,
sans perdre son lustre et sa cadence
humble, cette machine influence.

Artiste, couturière, de sa main alerte,
dessinant, coupant, filant, toujours prête,
du bout des doigts, à la guider et à la modérer.
J’aime les contours, de cette machine, inventés
brûlants de l’ancien temps quand
nos robes étaient cousues d’un joli fil blanc.

De cet art, apprendre, je n’ai voulu,
les deux, je préfèrais les regarder,
et les tissus plats, les voir se transformer
sur un buste… je resterai toujours émue… »
Agnès

Un merci ne coûte rien…

Parce que j’ai envie de vous raconter :
« Il avait à peine 20 ans, les cheveux longs. Il n’avait pas de travail et bien souvent errait dans la rue. Un jour, une main se tend, une adresse pour du travail, il est pris.. Durant des années au service de tous, il travaillait avec joie. Alors qu’il n’avait pas de permis de voiture, un jour, il décida de passer tous ses permis en même temps, chose que nous pouvions faire à l’époque. Et pour ne devoir rien à personne, il paya l’ensem…ble… Les tampons se succèdent sur son papier rose et tous ses tampons servirent à son employeur et à l’équipe de son employeur… Lorsque la neige tombait, tout fier dans son engin, et ne voulant rater une seule sortie, il se pressait pour s’habiller et il déblayait les routes pour que les personnes puissent se rendre au travail et même sa femme n’était pas desservie et prenait sa pelle pour sortir… Lorsque les ruisseaux grondaient et débordaient, il allait sans hésiter prendre l’engin, pour remettre tout au propre pour les habitants… Très peu de fêtes il manquait pour installer le matériel.. Non pas pour la paye ou pour prendre des jours de repos mais parce que, comment appelons nous cela ?.. peut être ce mot : il s’investissait parce qu’il aimait… Et je ne raconte pas tout, ce serait trop long, plus de trente ans de sa vie, je ne suis pas sûre que vous me lisiez jusqu’au bout… Aujourd’hui, il doit partir chez un autre employeur, pas par choix, mais par obligation… Et qu’en est il de cet ancien employeur et de l’équipe de son employeur : à aucun : pas un merci, pas un mot, je ne parle pas d’un pot, la réponse serait : nous sommes dans une époque d’économie, restriction budgétaire… soit ! je veux bien éventuellement l’entendre…. mais un merci, une poignée de main, une reconnaissance ne coûtent absolument rien… Heureusement, que les collègues de travail sont là !… Aussi aujourd’hui, moi je dis à cette personne mais également à tous ceux qui se sont investis pour nous tous et qui n’ont pas d’autres choix que de partir ; même si à ce jour, nous ne connaissons pas encore l’organisation de vos tâches futures : je vous dis un grand MERCI… MERCI à vous tous, d’avoir été là pour nous… » Agnès

A mon père

« Je regarde les lumières dans les rues, les vitrines

les joies des enfants, le père noël, les lutins,

les personnages déguisés se dandinent,

et pourtant je ne me sens pas bien.

 

Tous mes cadeaux matériels sont achetés,

il en manquera encore un dans mon panier,

non, je n’arrive pas à m’y faire,

de te savoir sous cette terre.

 

Les guirlandes sur le sapin nous mettrons,

dans mon être, je ressens toujours à cette saison,

un « je ne pourrai jamais revenir »,

je baisse la tête, c’est foutu,

puis, je lève les yeux pour me retenir,

une partie de moi, une présence disparue… »

Agnès

 

 

 

 

CROQUEURS DE MOTS : défi 133

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HARMONIE propose : « acrostiche de votre pseudo »….

 

« Comme vous avez pu le constater,

je n’ai pas de pseudo à vous décrypter,

tout le monde m’appelle par mon prénom,

je n’en éprouve aucune déception.

.

Je vais vous donner la raison de garder mon prénom,

je l’aime bien, tout simplement, sa prononciation

simple dans l’articulation et harmonieux dans le son,

mais surtout humblement, j’adore sa signification.

Quelle est sa signification ?

Un petit agneau… hé ben oui, quoi !… ne riez pas,

la traduction en latin de : agnus deïs

et Mozart, en un requiem l’a harmonisé.

Je vous avoue, de certains pseudos rencontrés,

je me fait plaisir à les prononcer,

ils sont doux et bien portés,

derrière, ils donnent un certain caché… »

Agnès

 

JEU ANNUAIRE POUR LES NULS : la lettre V…

LA VIGNE

 

Je vous propose d’abord 3 citations :

 

« On dit qu’il ne crut pas à la divinité, c’est lui faire une injure insigne, Plutus, Vénus et le Dieu de la vigne, lui tinrent lieu de trinité »

Epithaphe du régent Philippe d’Orléans (1674 – 1723)

 

« De Reims à la Moselle commencent la vraie vigne et le vin, tout esprit en Champagne, bon et chaud en Bourgogne, il se charge, s’alourdit en Languedoc, pour se réveiller à Bordeaux »

Histoire de France Tome 3

 

« J’ai rencontré la vigne et j’ai vu la croissance du raisin, j’ai fait la vendange et je fus couronné de grappes et ma bouche a goûté le verjus. »

Géo Norge – j’ai rencontré la Vigne 1968

 

ENFIN DE CETTE VIGNE VOICI CE QUE MA PLUME ECRIT :

 

Dans notre commune, d’antan,

les vignes fleurissaient, enivrant

nos yeux et nos papilles, virginal parfum,

pourquoi ne suis je plus au temps divin ?

 

Malheureusement, je ne bois jamais de vin,

seulement j’aime les grappes de raisins,

gourmands fruits, voluptés foudroyantes,

dans ma mémoire : seconde jeunesse brûlante.

 

AgfaPhoto(vieille photo prise par mes soins)

 

De peine, de sueur, de soleil cuisant,

dans les champs, sur les coteaux, les collines,

je sais combien ce travail est épuisant,

pour ces vignerons, effleurant des diamants.

Laissant place aux habitations,

les pieds de vigne sont arrachés,

la fanfare nommée « les vignerons de Claix »

ne fredonne plus sous le kiosque l’été.

Il ne nous reste que l’acceptation…

 

 

AgfaPhoto(photo prise par mes soins)

 

AgfaPhoto(photo prise par mes soins)

 

Les petites maisons ou vieux hangars se démolissent,

s’effondrant, sans toit, envahis par la végétation,

mais, j’ai encore la joie dans cette gourmandise

de venir tailler dans mon enfance maison.

 

Les vignes, ceps de plus de cent ans, immortels,

où murissent encore les grappes roses,

dont le goût subtil, fondant, est glucose,

où la maison de vigne en pierres devient culturelle… »

AGNES

.

 

 

 

 

 

Le Pic Saint Michel

« Promontoire sur nos rochers Le Vercors…

Le Pic Saint Michel est une balade que nous pouvons faire tranquillement, dans une seule journée…

Lorsque nous étions jeunes, nous ne nous ennuyions jamais, nous organisions souvent, nous mêmes, entre autre, nos montées en partant à pied, du centre de notre village. Et tout en haut, un magnifique panoramique tant sur le côté du Vercors que sur notre côté…

Peut être qu’un jour, vous aussi, vous aurez envie de voir d’en haut…

st michel pic

 

Presque au sommet : silence… je dors !

pic st michel

Arrivée au sommet : pose bien méritée… je suis la 2ème en partant de la gauche…

 

montée pic st michel (2)

Je ne vous en montre qu’une, afin que vous puissiez aller voir l’autre….

(mes propres photos)

Agnès

 

 

Le Pic Saint Michel

« Promontoire sur nos rochers Le Vercors…

Le Pic Saint Michel est une balade que nous pouvons faire tranquillement, dans une seule journée…

Lorsque nous étions jeunes, nous ne nous ennuyions jamais, nous organisions souvent, nous mêmes, entre autre, nos montées en partant à pied, du centre de notre village. Et tout en haut, un magnifique panoramique tant sur le côté du Vercors que sur notre côté…

Peut être qu’un jour, vous aussi, vous aurez envie de voir d’en haut…

st michel pic

 

Presque au sommet : silence… je dors !

pic st michel

Arrivée au sommet : pose bien méritée… je suis la 2ème en partant de la gauche…

 

montée pic st michel (2)

Je ne vous en montre qu’une, afin que vous puissiez aller voir l’autre….

(mes propres photos)

Agnès

 

 

Le curé de Claix…

peuilpeuil 78 1

Le Peuil (au jeu du volley : je lève les bras pour rattraper le ballon..)

peuil 2Le Peuil (je suis en bleu…)

 

plateau

Plateau dans Paris (je suis de face…)

 

plateau 1

Plateau dans Paris : ( je suis debout de profil…)

plateau paris

Nos moments de partage des repas…

 

« Plusieurs années ne peuvent être racontées sur une seule page et toutes les photos ne peuvent être insérées, alors je vous propose de lire cet infime texte pour vous raconter :

Nous avions d’antan un curé sur Claix, Monsieur François Carrier…

Il faisait beaucoup pour les jeunes. Ils organisaient des camps au Peuil à Claix  (situé juste au dessous des rochers du Vercors), ou dans d’autres endroits comme le Plateau dans Paris (montagne), à la Salette (montagne, dans le département de la Drôme (plat pour faire du vélo…) aussi etc….

Par exemple : la maison du Peuil : à l’époque, cette demeure était vêtuste, le toit fuyait, il n’y avait pas d’eau, nous devions aller la chercher à un kilomètre se trouvait une fontaine, il n’y avait pas d’électricité, nous utilisions des lampes de torche, nous n’avions pas de toilette, une cabane en bois avec un gros tonneau en faisait office, deux pièces en bas, le sol en terre battu, un vieux poêle à bois (il nous fallait couper le bois), un escalier en bois pointu nous amenait vers de grandes pièces. Les mamans et les papas avaient fabriqués des lits en bois, les filles et les garçons étaient séparés… Même si le confort n’existait pas, nous étions tous heureux… Heureux de chanter aussi avec la guitare autour d’un feu de bois à l’extérieur…

Nous avons vécu à chaque vacances des moments de partage avec les copains, les copines.. Des moments de rire, de jeux, le partage des tâches, des longues marches avec le soleil, la pluie, la neige et même l’orage…

Puis avec les années, j’ai aussi encadré des jeunes durant deux ans…

Une petite anecdote : alors que nous étions à la Salette, nous devions redescendre… Seulement Monsieur Le Curé se trompait toujours de chemin, parfois au lieu de faire une heure de marche nous en faisions deux… Mais ce n’était pas grave, nous aimions… L’orage menaçait, la pluie tombait… Les jeunes avaient froid.. Je leur avais tout donné, mon pull, mon chapeau, mon pantalon et mon tee shirt et comme c’était l’été, heureuse d’avoir mis un maillot de bain ! c’est ainsi que je me suis retrouvée : en maillot de bain avec mes chaussettes et mes chaussures..

L’ironie du sort : plusieurs enfants étaient malades par la suite sauf moi… Pourquoi ? tout simplement parce que rien n’était sur ma peau, l’eau ne pouvait stagner sur ma peau comme un habit peut le faire.

Une autre petite anecdote : alors que nous étions dans la Drôme, nous souhaitions ne pas faire de bruit le soir et partir dans le cimetière en pleine nuit… Mais les adultes nous ont entendu bien sûr ! Du coup, nous y sommes tous allés… Déçus, nous n’avons vu aucun feu follet…

Et je me rappelle d’un d’entre nous qui avait un vélo bien plus grand que lui… Il n’arrivait pas à toucher à la fois les pédales et la selle de son vélo… Mais il était si fort dans ce sport, malgré la disproportion de son corps avec son vélo, il arrivait toujours à nous dépasser..

Je me rappelle plein de moments qui ont, pour chacun d’entre nous, apporté beaucoup… Et même si nous n’étions pas tous, dans mon propre langage « curitains » l’essentiel était de vivre des instants ensemble…. »

(mes propres photos)

Agnès